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Respect pour cette Terre et ses peuples : Mes réflexions sur les enseignements de Sherri Mitchell en tant qu’activiste blanchepour le climat

Écrit par Sydney Whiting

Sherri Mitchell Weh'na Ha'mu Kwasset est une avocate autochtone, une militante environnementale et sociale, et une visionnaire. Ce qui suit est une réflexion personnelle sur son puissant essai « Indigenous Prophecy and Mother Earth », publié dans l'anthologie All We Can Save.  

En raison de la perpétuation d'attitudes coloniales néfastes, la sagesse traditionnelle des peuples autochtones, des gardien·ne·s du savoir et des ancien·ne·s a longtemps été négligée dans les milieux universitaires, les institutions politiques et sociales et la recherche scientifique. Comme le souligne l'auteure Sherri Mitchell, le savoir des peuples autochtones sur la terre est aujourd'hui ironiquement recherché par les descendant·e·s blanc·he·s des colonisateur·rice·s qui cherchent à réparer la destruction de l'environnement causée par les systèmes sociaux, économiques et politiques imposés par le passé et le présent.  

Afin de faire amende honorable et de tirer les leçons de ces enseignements, je reconnais que je dois chercher à comprendre ma propre position en tant qu'activiste pour le climat, et considérer les voix des leaders autochtones avec le plus grand respect. Ils et elles sont les gardien·ne·s traditionnel·le·s de cette terre, et les paroles de Mitchell continuent de remettre en question mes systèmes de pensée ancrés dans ma lignée de descendant·e·s de colon·ne·s blanc·he·s européen·ne·s. 

Des leçons pour notre avenir 

La première philosophie unificatrice que partage Mitchell est simple. Pour protéger et préserver notre chère Terre Mère, il est impératif que nous nous détournions d'une compréhension fragmentée et individualiste de notre monde. Afin d'éviter d'autres conséquences catastrophiques de la crise climatique, nous devons nous orienter vers une compréhension plus holistique de l'interconnexion de tous les êtres vivants.  

Mitchell soutient également que l'homogénéisation de nos systèmes et structures sociaux par des hommes blancs, principalement riches, est liée à de nombreuses crises contemporaines, dont la crise environnementale. Comme elle le précise, « le manque général de diversité au sein du paradigme colonial patriarcal a eu un impact étouffant sur l'intelligence créative et un impact diviseur sur la société ». Mais l'inclusion de voix diverses, et l'éclat de leurs idées et innovations collectives pour un monde fracturé, contribuera à nous guider vers un avenir plus durable, holistique et empathique. 

C’est ainsi que j'ai découvert le terme « conscience kincentrique ». En prenant conscience de ce concept, j'ai compris qu'il englobe les modèles de soins réciproques que les êtres humains, toutes les créatures vivantes et l'environnement naturel doivent respecter afin de s'épanouir mutuellement. Il s'agit d'un principe que les peuples autochtones ont compris depuis des millénaires : nous devons prendre soin de la Terre Mère, et en retour, elle prendra soin de nous. Contrairement aux systèmes économiques et sociaux contemporains qui minent la santé de nos nations, ce principe donne la priorité à la nécessité de travailler pour le bien commun, et non pour le seul bénéfice individuel.  

La continuité de l'intendance  

Les réflexions de Mitchell sur la compréhension autochtone du temps sont très utiles pour les défenseur·euse·s de l'action climatique : « Nous réalisons que nous ne pouvons pas nous séparer de ceux et celles qui nous ont précédés ou de ceux et celles qui nous suivront, car nous existons tou·te·s ensemble dans ce moment unique ». Elle insiste sur le fait que nous devons vivre avec les répercussions des erreurs du passé et considérer l'impact de nos actions actuelles sur les générations futures de tous les êtres vivants. Une fois de plus, c'est une leçon que nous avons le privilège de prendre en compte grâce à la sagesse générationnelle des peuples autochtones - ils et elles ont toujours été guidé·e·s par ce principe.  

En tant qu'activistes pour le climat non autochtones, le respect du savoir autochtone sur le climat, ainsi que la consultation et l'inclusion appropriées de leurs voix, est un élément fondamental de notre quête commune d'un monde plus durable. Nous devons agir en tant que gardien·ne·s des générations futures, reconnaître les relations entre tous les êtres vivants et remettre en question les systèmes sociaux dominants qui diluent trop souvent l'innovation et la créativité. Et nous devons travailler ensemble sur ces objectifs, car ensemble, nous sommes plus fort·e·s. 

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