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Bulletin Politique #26

· Bulletin potlique
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TRANSPORTS · FRANCE 

Transports en commun gratuits pour tou·te·s les habitant·e·s de Montpellier

La ville de Montpellier, en France, a commencé à mettre en place un système de transport gratuit pour ses habitant·e·s. Pour l'instant, les moins de 18 ans et les plus de 65 ans peuvent voyager gratuitement. Le maire de Montpellier, Michaël Delafosse, a annoncé qu'à partir du 21 décembre 2023, tous les transports en commun seront gratuits pour l'ensemble des habitant·e·s de la ville.

L'accessibilité des transports en commun permet de réduire l'utilisation des voitures, ce qui diminue les embouteillages, les émissions et la pollution de l'air dans les villes. Rendre les transports en commun abordables est un élément important pour les rendre accessibles, et ils seront désormais une option pour les personnes à faible revenu, ainsi qu'un moyen de transport plus attrayant que les voitures en général.

La ville y voit de nombreux avantages pour leur collectivité. En outre, les Montpelliérain·e·s paient déjà les transports en commun avec leurs impôts, de sorte que l'instauration d'un tarif revient à les faire payer deux fois. Bien que cela ne concerne que les résident·e·s, il s'agit d'un pas dans la bonne direction, dont les municipalités canadiennes pourraient s'inspirer.

Actuellement, très peu de municipalités au Canada disposent d'un système de transport public gratuit pour tou·te·s les résident·e·s, comparable à celui de Montpellier, bien que Canmore (Alberta) offre un service gratuit et que d'autres municipalités offrent un service gratuit en fonction de l'âge. À Montréal, par exemple, les transports en commun seront gratuits pour les personnes âgées de 65 ans et plus à partir de juillet.

Dans le même temps, les tarifs des transports en commun ont augmenté dans tout le pays. Cette tendance s'explique en grande partie par la pandémie et la généralisation du télétravail, ce qui a entraîné une baisse de la fréquentation, ainsi qu'une diminution conséquente des revenus des sociétés de transports en commun. Un moyen potentiel d'améliorer la situation serait d'augmenter le financement alloué aux transports publics afin qu'ils soient moins dépendants des tarifs. Les bénéfices en matière de santé publique et de protection climatique en voudrait le coût!

Sources:

 

ÉMISSIONS · CANADA

Appel à un fort plafond fédéral des émissions du secteur pétrolier et gazier

Le gouvernement fédéral du Canada est en train d'élaborer un système d’échange de quotas pour la production de pétrole et de gaz. Ce plafond établirait une quantité maximale d'émissions par an qui serait réduite au fil du temps. Les émetteurs qui se situent en dessous du seuil peuvent échanger leurs émissions restantes avec des émetteurs qui se situent au-dessus du plafond, de manière à ce que la quantité totale d'émissions soit inférieure au plafond.

Les émissions de l'industrie pétrolière et gazière au Canada représentent aujourd'hui près de 30 % des émissions de gaz à effet de serre du pays. Dans le cadre de l'engagement pris par le Canada de réduire ses émissions d'ici à 2030, un projet de règlement est attendu pour le mois de juin, le système d’échange de quotas devant être mis en place d'ici à la fin de 2023.

Les résidents canadiens peuvent également envoyer une carte postale à leur député pour soutenir la politique de plafonnement et d'échange, dont le lien est fourni ici. Les auteurs de ces cartes postales sont priés d'exhorter leur député à adopter un «plafond solide», qui réduirait la pollution par le carbone du secteur des combustibles fossiles de 60 % par rapport aux niveaux de 2005 d'ici à 2030.

Les organisateurs de la carte postale pressent pour un plafond équivalent à l'objectif de réduction de 45 % d'ici 2030 que s'est fixé le Canada pour l'ensemble de l'économie.

Un plafond fort ne devrait pas entraîner de retards de la part des pollueurs, ni de compensations, ni d'exceptions. Environ 70 % des Canadiens souhaitent un système d’échange de quotas mis en place afin que l'industrie assume sa juste part de l'effort climatique. L'industrie pétrolière et gazière a vu ses émissions augmenter de 18,8 % entre 2005 et 2019, soit plus que le reste de l'économie, qui a enregistré une baisse de 6,1 %.

 

Sources:

 

BÂTIMENTS · CANADA

La Colombie-Britannique met en œuvre une nouvelle législation sur les bâtiments « propres »

Le 1er mai 2023, le gouvernement de la Colombie-Britannique a mis à jour le code de la construction de la province, qui exigera désormais une amélioration de 20 % de l'efficacité énergétique pour la plupart des nouveaux bâtiments. L'idée est d'augmenter lentement le seuil au fil du temps, de manière à ce que les bâtiments soient à zéro énergie nette d'ici 2032.

La nouvelle législation augmente la base de référence et ajoute une quatrième étape, avec des bâtiments dont l'efficacité énergétique est supérieure de 40 % à la normale. Cette quatrième étape s’ajoute sur l'étape trois des années précédentes, qui était l'étape la plus avancée, ce qui permet aux municipalités de mieux contrôler le niveau d'efficacité énergétique qu'elles souhaitent encourager. Ce que les municipalités de Nelson et de Victoria, entre autres, ont entrepris de faire. Bien qu'il s'agisse pour l'instant d'une démarche essentiellement volontaire, elle donne aux municipalités plus de pouvoir sur leurs codes de construction, ce qui permet à certaines d'entre elles d'encourager des réglementations plus strictes.

En outre, la législation introduit le code de l'étape zéro carbone, qui fournit des outils aux gouvernements locaux pour encourager ou exiger des émissions plus faibles dans les nouveaux bâtiments. C'est un outil que les gouvernements locaux ont déjà commencé à adopter, comme l'a fait la municipalité de Whistler, la ou le code entrera en vigueur le 1er janvier 2024, afin de laisser aux constructeurs le temps de s'adapter.

 

Sources: