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Sage : une collection de #Modedurable qui fait la promotion de vêtements éco-tendance et qui parle à la mondialisation

Une entrevue avec Jake Okechukwu Effoduh, un Ambassadeur du climat.

Jake Okechukwu Effoduh est non seulement un Ambassadeur du climat, mais aussi un boursier Vanier qui poursuit son doctorat à l'Osgoode Hall Law School de l'Université York, à Toronto, au Canada. Il est également un Forum Global Shaper du Forum économique mondial.

 

Nous nous sommes assis avec Jake pour discuter de sa dernière initiative en tant qu’Ambassadeur du climat—la création d'une collection de mode durable qui porte le nom de "Sage."

Jake, pouvez-vous nous en dire un peu plus sur la création de ce projet ?

La plupart des entreprises de mode veulent faire de beaux vêtements et, bien sûr, faire du profit. Cependant, ils ne tiennent guère compte de l'impact que leur industrie a sur la planète ou sur la société dans son ensemble. Je ne suis pas styliste de mode. Je suis avocat. Mais en tant qu'activiste, je crois aux efforts de collaboration de tous pour atteindre un but commun. En tant que Global Shaper et Ambassadeur du climat formé par l'ancien vice-président américain Al Gore en 2018, je me suis engagé à faire des présentations gratuites sur les changements climatiques et à influencer la collaboration et l'accélération vers une économie à faible émission en carbone. Ce projet personnel de création d'une collection pour démontrer la mode durable en fait partie. Cette collection que j'ai créée est une initiative au niveau des produits — utiliser des tissus et des produits de mode moins nocifs pour l'environnement, et produire une collection de vêtements éco-tendance pour raconter une histoire sur la mondialisation. Première du genre au Nigeria, je me suis associé à April9ine, une marque de mode nigériane qui s'intéresse à la promotion du changement dans l'industrie de la mode. J'ai discuté avec April9ine des façons dont la mode peut contribuer à une plus grande intégrité écologique et à une plus grande justice sociale.

 

Quels sont les défis créatifs que vous avez dû relever dans le cadre de ce projet ?

En tant que novice dans le domaine de la mode, j'ai beaucoup appris d'April9ine et de son personnel. J'ai pu apprécier l'esprit créatif et le travail énorme que représente la production de chaque tenue. Heureusement, l'équipe avec laquelle j'ai travaillé était très dévouée et créative, alors j'ai compté beaucoup sur son expertise. Le principal défi était de savoir comment travailler avec les tailleurs pour s'assurer de réduire de 30 % les déchets de production — dès le tout début, lors de la conception des motifs des vêtements, de sorte que lorsque les textiles sont coupés, il n'y ait pas d'autres tissus à perdre. Cela exigeait beaucoup de stratégie et prenait plus de temps que d'habitude. Nous devions également rester créatifs et maintenir le message de la collection. C'était nouveau pour les tailleurs et les designers, mais ils étaient étonnamment enthousiastes à l'idée de recycler de vieux tissus et d'apprendre à utiliser des alternatives à l'acrylique, au cuir et aux produits chimiques auxiliaires. Je m'étais engagé à m'impliquer tout au long du processus de création de cette collection : de la cueillette des tissus jusqu'à l'étape de finition. Je les ai même portées pour les modeler. Cela m'a pris beaucoup de temps, d'apprentissage et d'attention.

 

Comment et pourquoi avez-vous créé le concept "Sage" ?

Au-delà de la compréhension littérale du sage comme une caractéristique de l'histoire et de la sagesse ancienne, la sauge est aussi une plante : une de mes herbes préférées. C'est un foin d'odeur avec un symbolisme indigène qui se rapporte à la spiritualité et à la guérison. Elle ne pousse que dans certains habitats, mais elle est utilisée partout dans le monde comme herbe culinaire. J'ai décidé d'appeler cette collection "Sage" parce que je voulais que les tenues de cette collection représentent la mondialisation et un lien avec notre habitat commun. Mon objectif créatif est aussi de promouvoir la collaboration culturelle entre les modes du « premier monde » et du « tiers monde », en particulier les tendances canadiennes et nigérianes. Je voulais le faire tout en préservant le caractère unique de l'individualité et la diversité du cosmopolitisme. La sage représente la croissance avec résilience. Le sage parle aussi d'ubiquité. Donc, comme le sage, je crois qu'à travers la mode nous pouvons non seulement créer un sens pour nous-mêmes, mais aussi servir quelque chose de plus grand que nous-mêmes : aider à protéger les gens et notre planète.

 

Quel est votre objectif avec ce projet ?

L'industrie de la mode au Nigéria est importante et je pense que cette industrie peut contribuer à la décarbonisation de la production de vêtements et à l'utilisation de matériaux éco-durables. Le but pour moi est d'amener de nombreuses maisons de mode à commencer à avancer vers le design zéro déchet. L'industrie de la mode devrait être en mesure de travailler avec les gouvernements et même les Nations Unies pour catalyser des solutions évolutives pour l'action climatique. Avec cette collection, nous avons prouvé d'une manière petite mais nouvelle qu'en recyclant les tissus, en n'utilisant que des matériaux respectueux de l'environnement et en réduisant de 30 % les déchets de production, la mode durable est possible au Nigéria. Nos vêtements ne devraient pas se faire au détriment des gens ou de notre planète. Ça commence un caftan, une collection à la fois.

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